img-transparentG
img-transparent img-transparent
Accueil

Les mantellas

Généralités et contexte

Vohimana abrite une diversité d’amphibiens quasi unique au monde. Les amphibiens sont des animaux vertébrés ectothermes, c'est-à-dire qu’ils ne sont pas capables d’élever la température de leur corps à partir de leur propre métabolisme mais à partir de sources extérieures de chaleur.

Ils ne sont pas caractérisés par une thermorégulation aussi active que celle des lézards, par exemple, mais ils limitent plutôt leurs activités aux températures qui leur conviennent. En effet, la structure de leur peau engendre une déshydratation si l’individu est trop longtemps exposé au soleil. La peau fine des amphibiens joue d’ailleurs un rôle fondamental pour la respiration, ainsi que pour les phénomènes de régulation osmotique.

Les inventaires réalisés sur le site de Vohimana, ont révélé la présence de deux espèces du genre Mantella : la Mantella  Pulchra et la Mantella Baroni. Le genre Mantella,  endémique à Madagascar appartient à la famille des Mantellidae. Toutes les espèces sont facilement reconnaissables par leur petite taille, par leur aspect svelte et généralement par leurs couleurs très vives.

Les Mantella ont été régulièrement récoltées à Vohimana jusqu’en 2001. En effet, ces espèces ont fait, depuis des années, l’objet d’un commerce international, en tant qu’animaux de compagnie en raison de leur beauté exceptionnelle. L’exportation des amphibiens a, en effet, apporté pour le pays de l’ordre de 300 millions d’Ariary (soit 120 000 euros) par an en 1998 ; le genre Mantella étant le plus apprécié avec un taux de plus de 70%.

Olivier Behra a travaillé de façon intensive, en collaboration avec les autorités de gestion de la faune et de la flore à Madagascar, pour mettre en place des systèmes de gestion garantissant la préservation des espèces et une implication dans la conservation des habitats.

Par ailleurs, pour garantir la gestion durable de ses ressources naturelles, Madagascar compte parmi les pays qui mettent en vigueur la convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, connue sous le sigle CITES ou Convention de Washington.

Elle soumet le pays à un contrôle strict sur les actions que subit la biodiversité. L’objectif global de la régulation de ce trafic est d’obtenir un outil permettant aux organes de gestion, de conservation et de contrôle des espèces sauvages de Madagascar, de prendre les mesures nécessaires à la pérennisation des espèces afin de pouvoir engendrer un développement économique durable issu de leur exploitation.

Cependant, les mesures de gestion du commerce international de ces espèces restent insatisfaisantes. De la même façon, malgré l’implication croissante des biologistes, spécialistes de la faune de Madagascar dans l’écologie et la conservation, en particulier via l’UICN et l’ASAM, les connaissances biologiques et les actions de conservation restent très insuffisantes.

L’Homme et l’Environnement a ainsi décidé, autant que possible en étroite collaboration avec ces institutions, de profiter du statut de conservation hors aires protégées exclusives, qu’elle a requis pour le site de Vohimana pour mener des études permettant de servir la conservation de ces espèces, voire le cas échéant, si les autorités nationales et internationales le décident, une gestion rationnelle des populations pour servir la conservation.

Il faudra à ce titre comprendre :
• L’organisation des populations dans un espace de forêt de moyenne altitude tel que celui de Vohimana
• Autant que possible, l’interaction des populations entre elles
• La dynamique des populations
• Les éléments à prendre en compte pour comparer l’évolution des populations préservées telles que celles de Vohimana, par rapport à des populations qui pourraient ne pas avoir de statut de protection
• L’impact de la dégradation de l’environnement sur les individus et les populations

La région est connue pour être l’une des plus riches en amphibiens de la forêt pluviale de l’est. Vohimana renferme aussi bien des espèces communes, à large répartition que des espèces qui lui sont propres.

Des biologistes malgaches ont commencé à poursuivre le travail du biologiste suisse Denis Vallan sur le site, et des étudiants français et suisses ont commencé à travailler sur le programme coordonné par les responsables du suivi écologique de l’Homme et l’Environnement pour initier un travail à long terme de suivi des populations.

Les moyens manquent encore, mais la volonté de travailler sur ces espèces exceptionnelles restera forte pour l’ONG. A noter  qu' au niveau mondial, les amphibiens sont plus menacés et subissent un déclin plus rapide que les oiseaux et les mammifères réunis.

La Mantella Baroni

La Mantella Baroni est une espèce endémique à Madagascar. C’est une des espèces les plus représentées après la Mantella verte. On la retrouve dans le centre est de l’île, de Fierenana sud à Andringitra, entre 600-1200m d’altitude. Elle est localement abondante.

C’est une espèce terrestre des forêts pluvieuses. Son habitat est généralement les sous-bois, le long des ruisseaux dans la forêt primaire (indicatrice de ce milieu).

Elle a une activité diurne. Ses couleurs vives aposématiques (montrant sa dangerosité) éloignent la majorité des prédateurs potentiels. Ses attributs font d’elle une grenouille facilement repérable et donc facilement observable, d’autant plus que son chant est connu et aisément reconnaissable. Cette espèce est aussi très demandée par le commerce international (de part ses belles couleurs, ce qui est le cas de la plupart des Mantella).

La Mantella Baroni est physiquement et morphologiquement très proche de la Mantella Madagascariensis, mais ces deux espèces ont été différenciées génétiquement en 1998. Ces deux espèces constituent un exemple de mimétisme mullérien (une espèce inoffensive imite une espèce toxique), la Mantelle Madagascariensis sécrétant des molécules toxiques et la Mantella Baroni étant inoffensive.

La démoécologie de la Mantella Madagascariensis est aujourd'hui bien connue des herpétologues tandis que des études complémentaires doivent encore être menées sur la Mantella Baroni, notamment concernant l'état des populations actuelles dans la région de Vohimana (effectifs, répartition...).

Selon les critères de la liste rouge des espèces menacées de l'UICN, cette dernière n'est cependant pas considérée comme "vulnérable", mais comme "least concerned" (cette liste s'appuie sur une série de critères pour évaluer le risque d'extinction de milliers d'espèces et sous-espèces. Elle constitue l'inventaire mondial le plus complet de l'état de conservation global des espèces végétales et animales.

Le système de la liste rouge de l'UICN comprend neuf catégories, dont la catégorie "vulnérable" qui regroupe les espèces confrontées à un risque élévé d'extinction à l'état sauvage, aisni que la cétégorie "least concerned" (préoccupation mineure) qui rassemble les taxons répandus et abondants).
 

Actualités

Accès aux énergies renouvelables pour la future Aire Protégée de Vohibola

Dans le cadre de son plan de gestion sur le site de Vohibola, l’accès à l’eau potable et aux énergies renouvelables figure parmi les priorités d’intervention pour les années à venir.

Diverses démarches ont été engagées dans ce sens.

Lire la suite...
 

Course des Héros

Participez à la Course des Héros avec Projets+Actions et l’ONG L’Homme et l’Environnement

L’Homme & l’Environnement s’associe à Projets + Actions pour participer à la Course des Héros le 26 Juin 2011 !

Cette course permet à tout le monde de courir ou marcher 6KM pour l’association de son choix.

 

Lire la suite...
 

Bulletin d’information Trim N°02 - 2010

Nous sommes arrivés au 2ème bulletin d’information de l’ONG L’Homme et L’Environnement. Vous trouverez comme dans le 1er  bulletin des données utiles concernant nos activités et des actualités sur nos nouveaux sites.
Lire la suite...