Les huiles essentielles peuvent être utilisées de nombreuses façons,
bains, diffusions atmosphériques, suppositoires ou ovule vaginaux,
applications endonasales, etc.. Les modes d’utilisations en traitement
thérapeutiques les plus courant restent les applications cutanées ou
par voie orale.
Les huiles essentielles sont des concentrés de plantes d’une efficacité
exceptionnelle. Parce qu’elles sont puissantes leur utilisation
thérapeutique demande une bonne compréhension de leur fonctionnement et
il est important de prendre des précautions de base.
Une fois les précaution prises, les huiles essentielles étant des
produits naturels aux propriétés antiseptiques, bactéricides,
anti-virales, antibiotiques et antifongiques avec exceptionnellement
peu d’effets secondaires et il serait dommage de se priver de ce
fabuleux vecteur de bonne santé.
L'utilisation par voie cutanée
La voie externe cutanée est la moins dangereuse car la peau agit comme
un filtre tout en restant très efficace. En effet les huiles
essentielles sont lipophiles et pénètres aisément dans les différentes
couches cutanées avant de se diffuser dans la microcirculation
périphérique puis dans la circulation sanguine générale jusqu’aux
organes ciblés. En 20 mn à 1 heure une huile essentielle aura franchi
la barrière cutanée pour se diffuser dans le sang. Pour traiter une
grippe, on appliquera sur le thorax et le dos 6 gouttes d’huile
essentielle de SARO ou d’Hélichryse gymnocephalum. On peut aussi les
appliquer sur la voûte plantaire avec les mêmes résultats positif.
Il existe des dizaines et des dizaines d’huiles essentielles, il
suffira de ne pas utiliser d’huiles essentielles dermo caustiques,
photo-sensibilisantes ou allergisantes.
Les premières sont celles qui contiennent des phénoles, des aldhéhides
aromatiques, certains aldéhydes terméniques ou certains esthers qui
sont des molécules qui peuvent irriter des peaux sensibles. Elle
devront obligatoirement être diluées dans des huiles végétales pour des
applications cutanées et ce en général à moins de 10 %. Elles sont :
Cannelle de Ceylan, Basilic tropical (à Methyl chavicol), Pin
sylvestre, Marjolaine, Sarriette, Lemon-grass.
Les huiles essentielles photo-sensibilisantes sont les essences
d’agrumes (citron, orange amère, bergamote), d’angélique ou de Tagète.
Elle ne devraient ainsi pas être utilisées avant des expositions à une
lumière intense.
Cannelle de Ceylan, Menthe, Listée et Mélisse sont particulièrement
allergisantes mais toutes les huiles essentielles doivent être
utilisées avec précaution chez les sujets allergiques. Il est cependant
aisé de ne pas prendre de risque en appliquant 2 à 3 gouttes de l’huile
essentielle à utilisée dans le creux du bras afin de vérifier au bout
de quelques minutes qu’il n’y ait pas de réaction.
Enfin certaines huiles essentielles (Origan, Pin des Landes, Genièvre,
Santal, contiennent des molécules dont les phénols qui peuvent avoir
des effets Hépato-toxiques ou Néphrotoxiques et ne doivent être
utilisées que sur de courtes durées. A noter que les huiles
essentielles dont la toxicité est reconnue sont interdites à la vente
en dehors des pharmacies (absinthe, armoise, cèdre, hysope, sauge
officinale, tanaisie, thuya. Ces huiles essentielles contiennent en
effet des cétones qui prises à fortes doses peuvent provoquer des
convulsions.
En général pour des traitements spécifiques il est fortement recommandé
de s’adresser à un thérapeute. L’huile essentielle de menthe poivrée
est interdite à la femme enceinte et elles ne devraient définitivement
prendre des huiles essentielles qu’après consultation d’un thérapeute.
Les applications par voie orale
Les applications par voie orale demandent le respect des mêmes
précautions en ce qui concerne les différentes huiles potentiellement
dangereuses. Le mode d’application idéale pour les puristes est 2
gouttes sous la langue plusieurs fois par jours pour une action par
voie sublinguale très rapide. D’autres préfèrent atténuer le goût en
mélangeant 2 à 3 gouttes dans une cuillérée à café de miel avant de les
absorber, ou encore en les mettant dans des gélules vides achetées en
pharmacie.
Une règle simple (Dr JP Willem, « Les Huiles essentielles, médecine
d’avenir ». Ed Dauphin 2005) permet de fixer les doses que l’on peut
absorber par voie interne :
- Pour l’adulte : une goutte par 25 kg de poids corporel de une à trois
fois par jour, toutes huiles confondues. Pour une maladie infectieuse,
un aromathérapeute averti pourra prescrire une dose maximale d’une
goutte pour 10 kg de poids corporel de une à trois fois par jour. Pour
une personne de poids moyen, on peut considérer que 6 à 10 goûtes par
jour est une dose raisonnable en automédication.
- Pour l’enfant ne pas utiliser d’huile essentielle par voie interne
avant 30 mois, ensuite procéder avec précaution de 1 goutte à 3 gouttes
par jour maximum et de préférence sur avis d’un thérapeute. Bien
évidement ne pas lui donner d’huiles essentielles dermocaustiques
contenant des phénols ou des cétones neurotoxique.
Pour obtenir un renforcement du terrain des traitements une cure
journalière de 21 jours pourra être nécessaire. Les huiles essentielles
choisies pour cette cure doivent pouvoir être absorbées sans danger de
façon prolongée (Ravintsara, Saro, Romarin CT verbénone, etc).
La durée du traitement sera en fonction de la gravité de la maladie, de
son ancienneté et de l’effet recherché. Dans les états infectieux,
l’aromathérapeute conseillera des prises répétées toutes les trois
heures jusqu’à guérison complète. Si une huile essentielle n’a pas
l’effet souhaité au bout de 5 jours il est préférable d’en, changer
surtout si on l’emploi à forte dose. On choisira alors une autre huile
essentielle aux propriétés semblables.
L’aromathérapie n’est pas une panacée universelle même si elle
révolutionne la santé humaine et animale. Elle peut être combinée avec
d’autres thérapeutiques et toujours avec une diététique appropriées et
une hygiène de vie.