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Les échecs de projets de développement sont légions pour de multiples raisons. Cependant, leur développement sont à considération des aspirations des communautés locales et des contextes socio-culturels : c’est indiscutablement un facteur majeur dans les échecs de projets de développement.
Nous avons vu en particulier à Madagascar, des prises en compte directives de ces échecs, qui se sont transformées en approche communautaire, malheureusement extrêmement peu productive, car à la limite d’une démagogie proche du mythe du « bon sauvage ».
Pour schématiser, lorsque les populations sont dans l’illettrisme avec des pratiques agricoles entraînant misère, et dégradation d’un environnement, source incontestable de bien-être économique et humain pour ses populations, penser que des programmes de développement doivent se baser uniquement sur la réponse de leurs attentes exprimées, est d’un utopisme révoltant.
La participation communautaire est indispensable : c’est la base du développement durable. Mais le pragmatisme du développement oblige à considérer des apports techniques et des approches socio culturelles importantes, permettant des innovations.
Les objectifs de l’Homme et l’Environnement sont d’aboutir d’ici 2017, à ce que l’ensemble de la biodiversité du site de Vohimana, des activités génératrices de revenus, initiées des besoins primaires agricoles de santé et d’éducation, soit gérés par la communauté elle-même, dans un cadre de respect des contextes socio-culturels locaux, mais d’une façon pragmatique, par rapport au bien-être des générations montantes.
Les analyses de potentiels de développement « classiques » montrent le besoin d’innovation, étant donné en particulier les limites des potentialités agricoles. La rapidité d’innovation est extrêmement souvent liée au degré de développement économique des peuples.
Pour rester pragmatique, l’Homme et l’Environnement s’intègre dans des cadres dits d’Actions-Recherche ; il y a une finalité d’intégration communautaire, mais il faut innover tout en restant capable d’analyser la perception des actions développés et leur pertinence.
L’implication des femmes, dans les actions de développement, n’est pas toujours aisée et bien perçue dans des sociétés patriarcales, alors que nous savons pertinemment que les revenus générés directement auprès des mères de famille, sont beaucoup plus productifs en terme de développement de la santé et du bien être des familles, que les mêmes revenus passant par la gente masculine.
Non seulement dans le respect, mais en utilisant les contextes socio culturels locaux, l’Homme et l’Environnement a réussi à développer une activité nouvelle génératrice de revenus, qui est la collecte des plantes aromatiques locales, pour le bénéfice direct à 90% des femmes de la communauté. La mise en place d’un comité de gestion a demandé avant tout, de reconnaître à l’opposé le rôle fondamental des patriarches, mais aussi celui de donner à ce comité un minimum de pouvoir exécutif lié à l’environnement.
Ainsi, les activités génératrices de revenus, et même les activités associatives à vocation d’autonomie de gestion, tel que le programme des stagiaires volontaire, contribue t-il systématiquement au financement d’activités pour le bien de la communauté, au travers du comité de gestion mis en place. L’évolution de ce comité de gestion, dans son efficacité en terme de gestion pragmatique d’écosystème, ne peut prendre que du temps.
C’est cette considération du temps nécessaire à ce que l’organisation communautaire classique puisse prendre en main son développement, avec les innovations techniques qui peuvent être proposées, qui est la clé du développement.
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