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A la différence du commerce équitable, l’audit du commerce éthique ne prend pas pour critère l’état de pauvreté des bénéficiaires du centre de production ("sont-ils les plus défavorisés ?"), ni la dynamique du développement durable, apportée par la relation commerciale client/fournisseur ("le contrat participe-t-il au développement durable du centre de production?").
Il s’agit pour le commerce éthique de sécuriser et d’améliorer la valeur ajoutée environnementale, et sociale de la filière. Il s’adresse prioritairement aux petits producteurs les plus défavorisés, le commerce éthique, exclusivement aux grands centres de production ayant déjà une certaine capacité de production.
Le commerce équitable vise à assurer de bonnes conditions de travail chez les producteurs et à garantir le respect des droits fondamentaux de l’homme, parmi lesquels :
• l’interdiction du travail chez les enfants
• l’interdiction du travail forcé
• l’hygiène et la sécurité du travail
• la liberté syndicale
• le droit à la négociation collective
• la non-discrimination entre hommes et femmes, entre personnes de race, de religions différentes
• l’interdiction des pratiques disciplinaires
• le contrôle des heures de travail
• la rémunération en conformité avec les exigences réglementaires locales applicables
Nombreuses sont les grandes marques et les enseignes qui s’engagent dans la voie du commerce éthique : Ikea, Nike, Zara, Toys R Us… ainsi que l’ensemble des distributeurs français membres de la FCD (Fédération des entreprises du commerce et de la distribution) qui ont adopté un référendum commun pour l’audit éthique de leurs fournisseurs.
La qualité d’un produit se dote d’une dimension nouvelle avec le commerce éthique : un produit peut désormais s’appréhender par sa qualité sociale.
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