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Olivier Behra le fondateur
La valorisation des ressources naturelles, pour le bénéfice des
populations locales dans des cadres de production durable, est
maintenant reconnue comme étant une des approches les plus pragmatiques
œuvrées pour la préservation durable de l’immense biodiversité qui se
trouve hors aires protégées.
Le développement du SARO se repose sur les travaux initiés par Olivier
Behra fondateur des principes du Label CBD « Conservation –
Biodiversité – Développement », qui consiste en particulier à prendre
en compte aussi bien les impacts environnement immédiats que ceux de
développement des populations sur le court terme et le long terme.
Dès le début des années 1990, Olivier Behra - membre du Groupe des
Spécialistes sur l’Utilisation Durable des Ressources Naturelles de
l’UICN - , L’Alliance Mondiale pour la Nature et l’ONG L’Homme et
l’Environnement ont été les leaders dans l’étude de stratégies
d’implications des communautés locales pour la conservation. A cette
époque les institutions de développement ne considéraient pas encore le
besoin de prendre en compte la préservation de la biodiversité.
Par ailleurs, il semblait trop compliqué aux gestionnaires de
l’environnement d’adopter des approches holistiques considérant les
aspects socio-économiques, de marché, de régulation commerciale, de
principe de qualité pour mettre en œuvre des programmes de valorisation
économique de ressources naturelles pour le bénéfice de la conservation.
Avant de décider de mettre en œuvre des programmes expérimentaux pour
faire la démonstration des modes de fonctionnement optimum de la
valorisation des ressources naturelles pour l’environnement, Olivier
Behra a dirigé, pendant un an, un programme d’études incluant une
vingtaine de chercheurs et techniciens Américains, Français et
Malgaches de différents domaines (socio-économie, économie de
l’environnement, biologie, etc..). Ce programme a abouti à la rédaction
d’une thèse sur le sujet.
Les conclusions actuelles sont que 70 % de la biodiversité mondiale se
trouve hors aires protégées, tout comme le sont la plus grande partie
des services rendus par les écosystèmes. Il devient de plus en plus
clairement nécessaire de considérer des partages de bénéfices pour
assurer l’exploitation durable des ressources naturelles et agir pour
la préservation de la biodiversité et la sécurité mondiale.
Ceci dit, si les ressources biologiques peuvent contribuer
considérablement au développement durable, elles sont souvent «minées»
pour des bénéfices à court terme au lieu d’être gérées pour aboutir à
un développement durable.
L’extension des marchés mondiaux peut-être une menace, mais bien gérée,
car elle représente une opportunité de générer plus de revenus au
niveau local qui pourraient bénéficier aux populations locales et
d’engendrer de l’intérêt pour la préservation de leurs ressources
naturelles.
La clé apparaît de pouvoir impliquer le secteur privé et d’autres
partenaires dans le développement d’activités qui contribuent à la
conservation et à l’utilisation durable de la biodiversité, ce qui
requière différents modes de conservation et d’utilisation durable
suivant les types de produits et les impacts potentiels des systèmes de
production sur la biodiversité.
La mise en œuvre de telles activités demande la création de régulations
nationales, le développement de plans de gestions à moindres coûts, la
définition des bonnes pratiques pour chaque type de produits et
l’alignement des pratiques dans les efforts de conservation, entre
autres.
Des produits qui peuvent être transformés au niveau local après avoir
été collecté par les populations locales, et qui demandent une gestion
de la ressource, apparaissent comme étant les plus à même de permettre
au commerce de contribuer à la préservation de la biodiversité.
Les marchés mondiaux pour ces produits et services sont en expansion
rapide, en raison des nouvelles découvertes scientifiques, de la
croissance du secteur des biotechnologies et de l’intérêt renouvelé des
consommateurs pour les produits naturels, en particulier dans les
secteurs cosmétiques et pharmaceutiques.
C’est le manque d’expérience pratique dans ce domaine orienté pour de
réels impacts au niveau local qui a motivé la création du partenariat
Label CBD – L’Homme et l’Environnement. Il a ainsi été décidé de tester
le développement de marchés concrets et la mise en œuvre des procédures
de productions requises pour tester les impacts réels au niveau de
populations vivant dans des zones riches en biodiversité sous forte
pression anthropique, justement.
Le fondement étant de chercher à transformer concrètement des menaces
sur les ressources en opportunité de développement durable pour les
communautés pouvant ainsi être impliquées dans des programmes de
gestion de l’environnement et de préservation de la biodiversité.
De nombreux pays en voie de développement bénéficient de ressources
biologiques riches et diverses, et le but de l’expérimentation est
aussi d’en partager les analyses. Cela se fait en particulier par
l’association de Label CBD au programme américain « Produits Naturels
dans les Entreprises Rurales : lier la croissance économique à la
conservation de l’environnement et à la responsabilisation rurale. »
Union et solidarité
L'Homme et l'Environnement au Grand Rex le 27 Septembre 2008
Tout le monde n’a pas la chance de naître au bon endroit au bon moment…
4 associations, 1 volonté commune: ne laisser personne dans le sillage de la pauvreté.
Les dates ont été modifiées. En plus des autres artistes annoncés, nous aurons l'honneur d'avoir la présence de YOUSSOU NDOUR.