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Agriculture


Le XXème siècle a vu l’apogée de la productivité agricole technique. Durant des  décennies, on n’a plus parlé qu’en terme de rendement à l’hectare, avec au final des effets pervers de pollution, dus aux engrais et pesticides chimiques, et des surproductivités mal gérées. Les problématiques de développement agricole sont liées à divers facteurs, bioclimatiques et environnementaux au sens lage, socio-culturels, commerciaux, à l'accès à des fonds de développement et enfin à la capacité locale d'adaptation technique.

Dans des contextes de populations vivant de pratiques traditionnelles, considérées comme très peu productrices d’un point de vue agronomique classique, les considérations culturelles et sociales doivent être donc prises en compte. Un paysan Betsimisaraka pratiquera la culture sur brûlis parce qu’en fin de compte, sans être la plus productrice, elle demande le moins de travail par rapport au résultat. Elle limite le risque lié aux intempéries. Elle permet de pratiquer un culte traditionnel aux ancêtres très important, et de respecter des tabous prohibant la manipulation de fumier animal.

Ainsi, avant tout développement de programme agricole, faut-il évaluer les potentialités des sols, souvent pauvres en zones dégradées, et les configurations agro-écologiques, très pentues en forêt de moyenne altitude et soumises à de fortes pluies, mais aussi de prendre en compte les éléments socio-culturels cités précédemment.

Enfin, il s’avère parfois indispensable d’apporter de nouvelles techniques agricoles pour assurer les revenus minimums pour sortir certains ménages d’une extrême pauvreté. Leur mise en œuvre demande de bien comprendre les liens  entre les acteurs ruraux les plus nécessiteux et les responsables locaux les plus à même de faire de la vulgarisation agricole.

Face à la lourdeur des traditions, comme ce fût le cas au XVIIIème siècle en Europe, l’Homme et l’Environnement approche les populations en tentant, tant que possible, de faire écho à leur demande et de promouvoir, d’autre part, des produits, soit en favorisant la restauration de la fertilité des sols sans apport d’engrais, soit en étant d’une rentabilité particulièrement intéressante. 

Les impacts agricoles attendus sont principalement d'apporter les ressources alimentaires de base, nécessaires pour les popuations locales et d'offrir des opportunités de génération de revenus. L'impact est aussi d'oeuvrer pour des apports nutritionnels permettant une meilleure santé générale.
Plantation de mangroves
Aménagement d'une rizière
Livraison de feuilles de Niaouli
Type de tubercule
Un champ de manioc

Sur le site de Vohibola, les populations sont en presque totalité des pêcheurs et l’ONG tente plutôt de favoriser l’acquisition par les populations d’arbres fruitiers, qui demandent peu d’entretien une fois en terre.  Sur le site de Vohimana, les techniques agricoles traditionnelles de culture sur brûlis de forêts naturelles apparaissent clairement non viables en terme environnementale mais aussi pour le développement des communautés à longe echéance. Ceci dit, la technique sur brûlis s'est imposée à ces populations car elle est particulièrement efficace: peu de travail proportionnellement à la productivité, peu de risques par rapport aux intempéries, limitation des parasites en particulier.

Des apports en semence de légumineux, en particulier des haricots, ont été effectués à Vohimana, ainsi que la promotion de plantes se prêtant aux configurations de terrain local, tels que le gingembre et le curcuma. Des plantes exotiques, mais non envahissantes, tels que les arbres de Ravensara, ou le Romarin, ont été fournies aux populations locales intéressées, afin que celles-ci puissent vendre la matière verte aux unités de distillation. Un programme de promotion de plantes pérennes à croissance rapide, riches en protéine, a également été étudié de façon à assurer un minimum de sécurité alimentaire.

Les propositions de nouvelles spéculations agricoles doivent sérieusement tenir compte de ces derniers points, en plus de ceux énoncés dans les problématiques au début de cet exposé. L'historique des projets de soutien agricole dans les pays en voie de développement et la mauvaise adaptation fréquentes aux contextes locaux (économiques, environnementaux et auto politique) des solutions techniques proposées a souvent amener des réactions de "fausse" ouverture aux propositions. Nous avons proposé des semences qui ont été prises avec dynamisme sans pour cela se transformer en plantations. Il apparaît ainsi primordial, tout en voulant faire face à l'urgence, de considérer le besoin d'apporter dans le long terme des solutions techniques nouvelles appropriées.

Les cultures sous couvert végétal, toutes prometteuses qu'elles apparaissent, se sont à ce jour avérées trop complexes à proposer. Le terrain ne permet pas de développer à grande échelle la culture irriguée. L'aménagement des bacs fonds a tout de même été mise en oeuvre pour augmenter cette production. Ce fût fait même des producteurs ayant des surfaces plus importantes que la plupart des gens, étant donné que certaines personnes ne pratiquent pas directement de l'agriculture et ont donc avantage à pouvoir acheter localement.

En 2005, face à une période de soudure difficile, il a été décidé de subventionner une campagne de plantation de patate douce. En effet, si cette spéculation n'intéresse pas particulièrement les populations locales, elle permet de garantir un minimum de disponibilité en période difficile étant donné que les tubercules peuvent être maintenues en terre. Des arbres fruitiers (et café) ont été développés en pépinières et remis aux populations.

Si les motivations pour planter sont variables, en particulier en raison de manque de sécurité foncière et de vision à long terme, ce programme devrait se poursuivre. La production de fruits, que ce soit sur Vohimana ou Vohibola, offre en effet l'opportunité particulièrement intéressante de déboucher vers de grandes agglomérations.

Les légumineuses présentent de multiples avantages; celui d'être favorable à l'entretien de la fertilité des sols pour la fixation d'azote, celui d'offrir des apports nutritionnels particulièrement utile en terme de santé, et celui d'être assez facilement accepté par les populations locales.

La complexité réside dans le fait de s'assurer de l'utilisation des semances pouvant être fournies à des fins agricoles et non de consommation immédiate, et donc pour cela que les populations puissent avoir les minimums de revenus leur permettant d'investir dans les plantations. (L'ONG manque encore de fonds pour des activités identifiées intéressantes en terme de durabilité des actions). Des plantes aromatiques ne demandant pas trop de maîtrise culturale, telles que le romarin et le ravintsara, sont aussi proposées aux populations locales.

La spéculation étant identifiée comme étant la plus intéressante à proposer est le gingembre. Cette plante demande peu d'entretien, et suit pratiquement les mêmes techniques que celles pratiquées par les populations locales. Ces dernières ont pu voir cette culture se développer non loin de Vohimana. La transformation possible de cette huile essentielle devrait probablement permettre d'offrir des prix d'achats plus interessants pour ces populations. Les problèmes auxquels fait face le développement de cette culture est le besoin de considérer la fixation du sol (investissement certain) et de s'assurer de la viabilité des marchés.

Enfin, de la même façon que le programme de valorisation des ressources naturelles locales permet de penser "développer la production agricole de nouvelles plantes des recherches", des études seront menées sur les plantes locales d'intérêt alimentaire et sur les possibiltés de leur valorisation.

 

Actualités

Accès aux énergies renouvelables pour la future Aire Protégée de Vohibola

Dans le cadre de son plan de gestion sur le site de Vohibola, l’accès à l’eau potable et aux énergies renouvelables figure parmi les priorités d’intervention pour les années à venir.

Diverses démarches ont été engagées dans ce sens.

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Course des Héros

Participez à la Course des Héros avec Projets+Actions et l’ONG L’Homme et l’Environnement

L’Homme & l’Environnement s’associe à Projets + Actions pour participer à la Course des Héros le 26 Juin 2011 !

Cette course permet à tout le monde de courir ou marcher 6KM pour l’association de son choix.

 

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Bulletin d’information Trim N°02 - 2010

Nous sommes arrivés au 2ème bulletin d’information de l’ONG L’Homme et L’Environnement. Vous trouverez comme dans le 1er  bulletin des données utiles concernant nos activités et des actualités sur nos nouveaux sites.
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