les huiles essentielles et leurs vertus thérapeutiques
• Basilic M.C.: Ocimum basilicum var. Methyl chavicol L.
• Cannelle: Cinnamomum verum Presl
• Citriodora: Eucalyptus citriodora Hook
• Géranium: Pelargoniumx aspermum (syn. Pelargonium graveolens)
• Gingembre: Zingiber officinalis Roscoe
• Girofle: Eugenia caryophyllata (C. Sprengel) Bullock & Harrison
• Helichryse: Helichrysum gymnocephalum Humbert
• Iary : Psiadia altissima Benth & Hook
• Issa: Rhus taratana (Bak) Perrier
• Katrafay: ledrelopsis greveï Baillon
• Lantana: lantana camara Linné
• Niaouli: Melaleuca quinquenervia Blake, var. viridiflora
• Patchouli: Pogostemon cablin Benth (syn. Pogostemon patchouli)
• Poivre noir: Piper nigrum Linné
• Ravintsara: Cinnamomum camphora (J.) Presl
• Ravensare: Ravensara aromatica Sonnerat
• Romarin: Rosmarinus officinalis Linné
• Tagetes: Tagetes minuta Linner
• Vetiver: Vetiveria zizanoïdes (L.) Nash ex Small
• Ylang-Ylang: Cananga odorata (Lamarck) Hooker & Thomson
Les huiles essentielles pour lesquelles les travaux de recherche restent encore à développer d’un point de vue biochimique pur / thérapie :
Pour le gingembre papillon et la maniguette fine, la biochimie ne nous apporte pas grand chose. Certes il y a des esters intéressant dans la maniguette fine (acétate de pinocarvyle) mais la traduction biochimie/application thérapeutique trouve ces limites. Ce n’est pas le cas de l’approche sensible par l’olfaction et l’observation botanique. Comme nous l’a décrit Simon Lemesle ; « La floraison est assez parlante, fleurs en hauteur pour le papillon qui “s’échappe” du rhizome, généreuse et visible à tous, fleurs plus discrète moins expressive pour la Maniguette fine... ».
Ceci dit, on commence enfin à reconnaître scientifiquement l’importance fondamentale pour la santé humaine des sentiments et de l’environnement humain, et des limites majeures à la fin du compte de la chimie. Depuis peu, les neurosciences et la psychologie ont connu un bouleversement radical. Certains chercheurs de très haut niveau tel que David Servan Schreiber après 20 ans d’expériences cliniques ouvrent la voie maintenant vers une médecine nouvelle des émotions où médicaments et psychothérapies ne sont plus la base des soins du tout. A ce titre, la thérapie par le bien-être généré par les odeurs prend toute sa validité scientifique.
Mode d'utilisation et sécurité des huiles essentielles
Les huiles essentielles peuvent être utilisées de nombreuses façons, bains, diffusions atmosphériques, suppositoires ou ovule vaginaux, applications endonasales, etc.. Les modes d’utilisations en traitement thérapeutiques les plus courant restent les applications cutanées ou par voie orale.
Les huiles essentielles sont des concentrés de plantes d’une efficacité exceptionnelle. Parce qu’elles sont puissantes leur utilisation thérapeutique demande une bonne compréhension de leur fonctionnement et il est important de prendre des précautions de base.
Une fois les précaution prises, les huiles essentielles étant des produits naturels aux propriétés antiseptiques, bactéricides, anti-virales, antibiotiques et antifongiques avec exceptionnellement peu d’effets secondaires et il serait dommage de se priver de ce fabuleux vecteur de bonne santé.
L'utilisation par voie cutanée
La voie externe cutanée est la moins dangereuse car la peau agit comme un filtre tout en restant très efficace. En effet les huiles essentielles sont lipophiles et pénètres aisément dans les différentes couches cutanées avant de se diffuser dans la microcirculation périphérique puis dans la circulation sanguine générale jusqu’aux organes ciblés. En 20 mn à 1 heure une huile essentielle aura franchi la barrière cutanée pour se diffuser dans le sang. Pour traiter une grippe, on appliquera sur le thorax et le dos 6 gouttes d’huile essentielle de SARO ou d’Hélichryse gymnocephalum. On peut aussi les appliquer sur la voûte plantaire avec les mêmes résultats positif.
Il existe des dizaines et des dizaines d’huiles essentielles, il suffira de ne pas utiliser d’huiles essentielles dermo caustiques, photo-sensibilisantes ou allergisantes.
Les premières sont celles qui contiennent des phénoles, des aldhéhides aromatiques, certains aldéhydes terméniques ou certains esthers qui sont des molécules qui peuvent irriter des peaux sensibles. Elle devront obligatoirement être diluées dans des huiles végétales pour des applications cutanées et ce en général à moins de 10 %. Elles sont : Cannelle de Ceylan, Basilic tropical (à Methyl chavicol), Pin sylvestre, Marjolaine, Sarriette, Lemon-grass.
Les huiles essentielles photo-sensibilisantes sont les essences d’agrumes (citron, orange amère, bergamote), d’angélique ou de Tagète. Elle ne devraient ainsi pas être utilisées avant des expositions à une lumière intense.
Cannelle de Ceylan, Menthe, Listée et Mélisse sont particulièrement allergisantes mais toutes les huiles essentielles doivent être utilisées avec précaution chez les sujets allergiques. Il est cependant aisé de ne pas prendre de risque en appliquant 2 à 3 gouttes de l’huile essentielle à utilisée dans le creux du bras afin de vérifier au bout de quelques minutes qu’il n’y ait pas de réaction.
Enfin certaines huiles essentielles (Origan, Pin des Landes, Genièvre, Santal, contiennent des molécules dont les phénols qui peuvent avoir des effets Hépato-toxiques ou Néphrotoxiques et ne doivent être utilisées que sur de courtes durées. A noter que les huiles essentielles dont la toxicité est reconnue sont interdites à la vente en dehors des pharmacies (absinthe, armoise, cèdre, hysope, sauge officinale, tanaisie, thuya. Ces huiles essentielles contiennent en effet des cétones qui prises à fortes doses peuvent provoquer des convulsions.
En général pour des traitements spécifiques il est fortement recommandé de s’adresser à un thérapeute. L’huile essentielle de menthe poivrée est interdite à la femme enceinte et elles ne devraient définitivement prendre des huiles essentielles qu’après consultation d’un thérapeute.
Les applications par voie orale
Les applications par voie orale demandent le respect des mêmes précautions en ce qui concerne les différentes huiles potentiellement dangereuses. Le mode d’application idéale pour les puristes est 2 gouttes sous la langue plusieurs fois par jours pour une action par voie sublinguale très rapide. D’autres préfèrent atténuer le goût en mélangeant 2 à 3 gouttes dans une cuillérée à café de miel avant de les absorber, ou encore en les mettant dans des gélules vides achetées en pharmacie.
Une règle simple (Dr JP Willem, « Les Huiles essentielles, médecine d’avenir ». Ed Dauphin 2005) permet de fixer les doses que l’on peut absorber par voie interne :
- Pour l’adulte : une goutte par 25 kg de poids corporel de une à trois fois par jour, toutes huiles confondues. Pour une maladie infectieuse, un aromathérapeute averti pourra prescrire une dose maximale d’une goutte pour 10 kg de poids corporel de une à trois fois par jour. Pour une personne de poids moyen, on peut considérer que 6 à 10 goûtes par jour est une dose raisonnable en automédication.
- Pour l’enfant ne pas utiliser d’huile essentielle par voie interne avant 30 mois, ensuite procéder avec précaution de 1 goutte à 3 gouttes par jour maximum et de préférence sur avis d’un thérapeute. Bien évidement ne pas lui donner d’huiles essentielles dermocaustiques contenant des phénols ou des cétones neurotoxique.
Pour obtenir un renforcement du terrain des traitements une cure journalière de 21 jours pourra être nécessaire. Les huiles essentielles choisies pour cette cure doivent pouvoir être absorbées sans danger de façon prolongée (Ravintsara, Saro, Romarin CT verbénone, etc).
La durée du traitement sera en fonction de la gravité de la maladie, de son ancienneté et de l’effet recherché. Dans les états infectieux, l’aromathérapeute conseillera des prises répétées toutes les trois heures jusqu’à guérison complète. Si une huile essentielle n’a pas l’effet souhaité au bout de 5 jours il est préférable d’en, changer surtout si on l’emploi à forte dose. On choisira alors une autre huile essentielle aux propriétés semblables.
L’aromathérapie n’est pas une panacée universelle même si elle révolutionne la santé humaine et animale. Elle peut être combinée avec d’autres thérapeutiques et toujours avec une diététique appropriées et une hygiène de vie.
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